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Les Isnes

Nombre d'habitants

894

Superficie

498 ha

Origine du nom

Le toponyme dérive probablement du latin Idonis Villa signifiant la villa ou la ferme d’un dénommé Idon.

Habitants

Isnois (e)

Situation géographique

La localité s’étend le long de la route menant d’Eghezée à l’accès de Spy de l’autoroute Mons-Liège en s’appuyant au nord sur la nationale Bruxelles-Namur et au sud sur la chaussée Namur-Nivelles.
Isnes occupe un espace de bas-plateaux caractérisé par des variations sensibles d’altitude.
Celle-ci passe en effet de 159 m50 au nord du village à 192m50 à son extrémité orientale.
Isnes appartient au bassin de la Meuse par un ru se jetant à Bossière dans le Ripjoux, un affluent de l’Orneau.
Le village se caractérise par un habitat principalement structuré le long d’une rue.
Accès uniquement par route via les nationales 4 (Bruxelles-Namur) et 93 ( Namur-Nivelles) ainsi que la sortie Spy de l’E42 (Mons-Liège).
La gare la plus proche, celle de Bovesse sur la ligne 161 allant de Bruxelles à Namur est située à quelques quatre kilomètres de la pointe orientale d’Isnes.

Historique

Brève évocation de l’histoire d’Isnes.

La localité se compose de deux parties jadis bien distinctes : Isnes-les-Dames au sud-ouest et Isnes-Sauvage au nord-est. La première appellation trouve son origine dans le fait que, par le passé, des carmélites détenaient des propriétés en ce lieu. La seconde dénomination rappelle le défrichement plus tardif de cette partie du village.
A l’époque médiévale, Isnes-les-Dames et Isnes-Sauvage constituaient des seigneuries hautaines dépendant directement du comte de Namur en faisant partie de son domaine.
Ce dynaste possédait en effet, un kilomètre à peine à l’ouest de ces seigneuries, la forteresse de Golzinnes. Celle–ci dominait la vallée du Ripjoux et commandait une trouée par laquelle passait, à travers une région complètement boisée, la seule route allant de Namur à Gembloux. Cette forteresse marquait aussi la limite occidentale des possessions du comté de Namur.

A l’époque bourguignonne apparut un nouvel impôt dénommé aides. En 1469, il fut recensé à Isnes-les-Dames cinq feux et à Isnes-Sauvages deux feux, c’est-à-dire sept maisons dans lesquelles le chef de famille possédait des revenus suffisants pour acquitter cette taxe.
Comme toutes les localités de la région de Gembloux, Isnes souffrit durant le dernier quart du XVIIe s. des guerres menées dans nos contrées par Louis XIV. En 1692, lors du siège de Namur, une partie de l’armée française passa par Isnes.
Lors de l’annexion des anciens Pays-Bas Autrichiens à la France. Isnes cessa d’être une seigneurie hautaine et devint une commune du canton de Gembloux dans le département de Sambre-et-Meuse.
En 1812, le quartier de Saussin, jusqu’alors incorporé à Spy fut rattaché à Isnes.
En 1880 furent supprimées officiellement les appellations d’Isnes-les-Dames et d’Isnes-Sauvage.
En 1859, Isnes a été érigée en paroisse indépendante. Sous l’Ancien Régime, Isnes-les-Dames relevait de la paroisse de Bossière dont l’église était distante de plus deux kilomètres.
Isnes-les-Dames dépendait de la paroisse de Temploux.
Isnes a cessé de constituer une commune indépendante au 1er janvier 1977. A cette date, elle a rejoint la nouvelle commune de Gembloux-sur-Orneau, appelée Gembloux au 1er janvier 1980.

A voir

L’église Saint-Hadelin
Le territoire d’Isnes est parsemé de plusieurs fermes : celle des Dames Blanches (XVIIIe s.), de la Tour (XVIIIes. avec adjonction au XIXe s. d’un corps de logis et d’une haute tour en briques), de la Boverie (dont les bâtiments datent essentiellement du XIXe s. tout en conservant des éléments du XVIIIe s.), de l ‘Etang (XIXe et XXe s. avec étables remontant au XVIIIe s.) et de Saussin (2e tiers du XVIIIe s.).

 

Les Isnes