Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation

Navigation

Vous êtes ici : Accueil / Ma commune / Autres services / CPAS / Maisons de repos / Projet de vie
Actions sur le document

Projet de vie

Projet : Echone comme al maujone.

 

Introduction

 

                Il s’agit de rédiger un document commun aux maisons de repos du CPAS de Gembloux afin d’orienter la pratique professionnelle et le comportement de l’ensemble des acteurs des maisons de repos.  Le point de départ de cette initiative est le constat d’une trop grande ingérence des mesures normatives et stigmatisantes de diverses pratiques professionnelles.  Ceci aboutit à une diminution de l’autonomie du patient.  Ce document a pour ambition de changer la perception du séjour en maison de repos en centrant son approche sur le résident tout en rencontrant les exigences de qualité des soins dispensés et de la législation. 

 

Méthodologie

 

                Dans un premier temps, des rencontres multidisciplinaires permettent de recueillir l’avis des différentes sections professionnelles.  Les chefs de service représentent leur section.  La réunion est ainsi composée :

  • Médecin coordinateur
  • Infirmière en chef des maisons de repos du CPAS
  • Infirmière en chef de la sous-section St Joseph
  • Responsable du pool ergo-kiné
  • Réfèrent dément
  • Assistante sociale

Un document général sur le concept de cette nouvelle approche est rédigé par le médecin coordinateur et soumis à la correction et à l’approbation des différents chefs de service. 

Dans un second temps, chaque chef de service reprend le concept au sein de son équipe et tente de l’adapter et de le développer dans la pratique quotidienne.  La présentation du concept nécessite l’adhésion complète de l’entièreté  de l’équipe afin d’avoir une cohérence indispensable à l’épanouissement du concept.  Les chefs de service rédigent un document correspondant au sous-concept tel qu’il sera déployé en pratique quotidienne.  Enfin, afin de prendre en compte le rôle des résidents, un document reprenant le droit du résident doit être annexé au concept et un représentant des résidents doit être élu. 

Dans un troisième temps, les sous-concepts sont présentés lors d’une réunion multidisciplinaire des chefs de service et soumis à l’approbation unanime de l’ensemble des participants. 

Enfin, des réunions bisannuelles d’évaluation du concept seront planifiées afin d’assurer la pérennité du concept. 

Il reste à déterminer le rôle des représentants des résidents.  Des élections sont organisées sur les deux sites afin de que les résidents élisent leurs représentants.  Ils désigneront une personne par site.   Les élus participent activement au recueil des avis des résidents notamment lors du conseil trimestriel des résidents.  Ils participent en partie aux réunions bisannuelles d’évaluation du projet afin de soumettre les demandes en rapport avec le concept aux chefs de service.  Ils ont une mission participative afin d’éclairer les chefs de service sur le vécu des résidents.  Leurs demandes,  remarques et projets seront prises en considération et une évaluation de la faisabilité sera établie par les chefs de service. 

 

Le concept

 

                Le nom du concept choisi est  « èchone comme al maujone » ce qui signifie « ensemble comme à la maison ».  A travers cette désignation, il est souhaité souligner le caractère convivial de la maison de repos par opposition à la rigueur froide d’une institution de soin, ceci afin que le résident se sente comme à la maison.  Le terme « ensemble » souhaite quant à lui, rappeler que malgré tout, il s’agit d’un mode de vie communautaire, nécessitant quelques règles afin de respecter chaque participant de la communauté (résident et professionnel).  Enfin, l’utilisation du wallon permet un ancrage culturel des maisons de repos et surtout de ses résidents dans le patrimoine communal de Gembloux afin d’assurer une continuité entre la maison et la maison de repos. 

 

  1. Changement de point de vue

 

Les maisons de repos sont trop souvent centrées autour des soins  à donner aux patients.  Les résidents sont stigmatisés en fonction de leur pathologie car le rythme de la journée est déterminé en fonction de l’activité de soin des résidents.  Ainsi, les déments profonds iront à telle activité, les diabétiques mangeront tel dessert, les médicaments sont distribués ostensiblement lors des repas, les cigarettes sont contrôlées,….  Cette stigmatisation du patient crée un sentiment de maladie encore plus profond chez le résident.  Ce sentiment négatif peut être à la base d’une dépréciation et d’une détérioration de l’état de santé du résident. 

C’est pourquoi, il est proposé dans ce nouveau concept d’effacer au maximum les stigmates de la maladie et d’encourager les initiatives des résidents.  Le personnel tente de rendre transparent tout ce qui rappelle au patient son handicap tout en fournissant des soins de qualité.  Il tente également de respecter un maximum le secret médical en usant de discrétion lors de ses interventions auprès des résidents.  Le personnel veille également à encourager et à souligner les forces de chaque résident afin d’améliorer la projection que celui-ci se fait de sa santé.  Les modalités pratiques de ce changement seront discutées dans le sous-concept.

L’objectif est donc de centrer l’activité de la maison de repos sur le résident et plus sur les soins à donner au résident. 

 

  1. Humanisation du résident

 

Une vie en communauté gérée exclusivement par des professionnels qui ne vivent pas dans cette communauté est propice à la déshumanisation des membres résidentiels.  Il est donc indispensable de comprendre que notre rôle est d’être au service des volontés de cette communauté.  Pour ce faire, il faut pouvoir entendre et rencontrer les attentes des résidents.  Il faut, bien entendu, garder à l’esprit que les professionnels ne peuvent répondre aux attentes qu’en fonction des possibilités raisonnables qui s’offrent à eux.  Il s’agit donc d’instaurer un dialogue entre les professionnels et les résidents afin de trouver le meilleur compromis possible. 

La déshumanisation peut également conduire le professionnel à se comporter de manière inadéquate vis-à-vis du résident.  Ceci arrive surtout lorsque s’installe la routine, ou lorsque le travail est important, ou encore par une absence de remise en question de son activité.  Il est important de redéfinir dans les sous-concepts le rôle et les limites de chaque professionnel.  Ainsi, il est primordial de rappeler à chaque professionnel qu’il n’est pas dans nos compétences de juger le comportement d’un résident.  Dans un tel contexte, notre mission est de veiller au bien-être de chaque résident et de chaque professionnel.  En cas de conflit, de négligence ou de maltraitance, le professionnel doit déléguer le pouvoir de jugement à l’autorité compétente et donc en référer à sa hiérarchie en respectant une grande discrétion et en s’en tenant aux faits objectivés.  Les droits des résidents seront rappelés dans un document annexe.  Par exemple : le droit à la vie privé dans sa chambre, le droit à la sexualité, le droit au secret médical, le droit au respect, le droit à la dignité, …  ces droits permettent à rappeler que nous travaillons pour des humains semblables à nous et qu’ils ont les mêmes droits et devoirs que nous. 

Au travers du nouveau concept, le résident bénéficie d’une humanité pleine et entière.  Il reste le propriétaire de sa vie et de sa santé.  Il est soutenu dans son handicap par des professionnels afin de faire valoir cette humanité. Il est encouragé dans ses initiatives.  Les professionnels dispensent des soins de qualité avec discrétion et dans le respect des droits des patients.  Ils assument le rôle de soutien au handicap mais ne se substituent en aucun cas au résident. 

 

  1. Adhésion des participants

 

Il est évidemment essentiel d’avoir une adhésion de l’ensemble des participants : résidents et professionnels, mais également de l’entourage des résidents.  Il est important d’expliciter clairement le concept à toutes les personnes de l’entourage, spécialement lorsque l’on perçoit un désir de substitution des volontés du résident.  Par contre, nous respecterons les droits des représentants légaux et des personnes de confiance, tels qu’ils sont définis dans les droits du résident. 

  1. Les droits du résident pertinents pour le développement du concept

 

Il n’est évidemment pas question ici de suspendre les droits des patients tels qu’ils sont définis par le législateur.  Il s’agit seulement de souligner les droits plus pertinents pour le développement du concept. 

 

Article 1 : droit au respect de sa personnalité

 

Le résident reste libre d’exprimer son avis, ses sentiments et ses préférences culturelles.  Le personnel ne peut en aucun cas imposer son propre avis ou ses propres préférences culturelles.  Le personnel veille à favoriser la diversité d’opinion et de culture au sein de la maison de repos.  Le résident s’oblige également à respecter ce droit vis-à-vis des autres résidents et des membres du personnel afin que tous puissent s’exprimer dans le respect des autres. 

 

Article 2 : droit au respect de l’intimité

 

La chambre fait partie du domaine privé du résident qui la loue.  Le résident est donc libre de décorer sa chambre comme bon lui semble dans les limites imposées par la sécurité de la communauté.  Le résident veille à gérer les denrées périssables et au maintien de la chambre « en bon père de famille » avec l’aide du personnel s’il est requis.

Le personnel s’engage à respecter cette intimité.  Il comprend que la chambre est un refuge privé pour le résident.

Les soins et les échanges avec le personnel se feront dans le respect de la discrétion afin d’éviter toute idée stigmatisante de la maladie.

 

Article 3 : droit au respect de sa dignité

 

Le personnel s’engage à apporter des soins de qualité à chaque résident en respectant leur dignité.  Chaque résident est traité de manière égale et humaine.  Quelle que soit la maladie ou l’état de conscience du sujet, le personnel n’oublie pas l’humanité du résident.  Le résident ne sera tutoyé qu’à la demande de celui-ci.

 

 

 

Article 4 : droit à l’aide utile et à l’autonomie

 

Le personnel encourage l’autonomie du patient et soutien celui-ci dans ses démarches.  Le personnel fournit au résident toute l’aide qu’il juge utile.  Le personnel veille également à fournir une aide discrète pour répondre aux besoins élémentaires qui n’ont pu faire l’objet d’une demande par handicap ou gêne du patient.

 

Article 5 : droit  à l’information

 

Le résident est en droit d’être informé sur son état de santé.  Le personnel s’engage à répondre dans les limites de ses possibilités et de ses connaissances.  Les questions demeurées sans réponses seront transmises aux médecins traitants.  Le résident peut également faire appel à une personne de confiance afin de récolter ces informations.  Cette personne est désignée de manière écrite ou orale par le résident. 

 

Article 6 : Droit au respect des décisions de traitement

 

Le résident éclairé d’une information adéquate par son médecin est en droit de refuser un traitement qu’il juge inutile ou abusif.  Le personnel ne peut en aucun cas forcer un résident à suivre un traitement, mais il veille à transmettre ce refus au médecin traitant du résident. 

Le résident peut désigner par écrit et de préférence devant notaire un représentant légal.  Celui-ci, fort de ce mandat, prend les décisions de traitement et de fin de vie lorsque le résident devient inapte médicalement à prendre des décisions, notamment lors d’un déclin cognitif avéré.  Par contre, la personne de confiance ne peut prendre de telle décision, elle ne peut qu’assister le patient dans le recueil d’information.  Le rôle du représentant légal est difficile et lourd de conséquence, il doit être assisté par l’équipe médicale pour pouvoir faire des choix éclairés. 

 

Article 7 : Particularité en soin palliatif

 

Le personnel s’engage à respecter les décisions de fin de vie de chaque résident exprimé soit directement par celui-ci soit par son représentant légal.  Le personnel veille au confort du patient lors de cette dernière étape de vie en modulant son approche et son travail.  Dans le cas de soins palliatifs aussi, il accorde une attention au respect de la dignité et de l’humanité du résident.  Le résident reste au centre de sa prise en charge et garde son autonomie décisionnelle. 

Les sous-concepts

 

Service social

 

L’entrée en maison de repos est rarement un choix personnel mais, au contraire, une décision imposée par les circonstances de la vie. Il est donc difficile de considérer ce choix comme un projet véritable. Néanmoins, notre maison de repos doit être un lieu où la personne âgée pourra s’inscrire autant que possible dans la continuité de son projet de vie.

Les mesures à prendre avant l’entrée en institution sont donc souvent difficiles. Il importe donc de personnaliser les conséquences du « choix » et d’offrir aux résidents la possibilité d’inscrire leur projet de vie dans le projet de vie de la maison de repos. S’il y a rupture avec le passé, les résidents doivent pouvoir trouver leurs marques, s’insérer en douceur, … .  Le but étant de surmonter le sentiment de rupture avec le cadre familial et de favoriser son intégration dans son nouveau milieu de vie.

Il est également important que le résident se sente attendu et accueilli. Il sera donc nécessaire d’adopter une attitude respectueuse en reconnaissant au résident sa qualité d’adulte en tenant compte de ses besoins, de ses attentes et de son histoire personnelle.

En collaboration avec sa famille et tout au long de son séjour, le résident recevra un encadrement personnalisé lui permettant de s’épanouir au mieux dans son nouveau cadre de vie. Une attention particulière sera apportée au résident en question, en recherche de son bien-être et des solutions personnalisées lui seront proposées.

 

Soins

 

Dans notre maison règne une atmosphère familiale et paisible. C'est un lieu où les relations humaines sont centrées sur l’entraide, la bonne humeur, la convivialité, la confiance et le respect de chacun. Dès lors, nous veillons à fournir des solutions individualisées et personnalisées, dans les limites de notre institution et du respect des libertés d’autrui.

 

En venant vivre dans nos maisons de repos, vous adhérez au concept « Echone comme al maujone », c’est-à-dire décider de vivre comme à la maison et pas dans un hôpital. C’est aussi vouloir garder son identité en tant que personne à part entière et participer pleinement à une vie sociale orientée vers le monde extérieur. Le soutien des familles et l'appui des personnes ressources sont à l'évidence essentiel à l’épanouissement de nos aînés.

 

Nous souhaitons que chaque résident demeure le principal acteur de sa vie. Qu'il conserve son autonomie, ses prises d’initiative, en collaboration avec notre équipe pluridisciplinaire, compétente et toujours à son écoute. Dans notre cadre professionnel, chaque membre de l’équipe de soins s’engage à fournir des services de qualité, prodigués dans la discrétion et le respect du rythme et des rituels de la personne âgée.

 

A travers ce projet nous espérons mettre en œuvre toutes nos ressources afin d’accueillir au mieux la personne dans son nouveau lieu de vie.

 

Kiné – Ergo - Logo

 

Nous veillions à ce que le résident se sente accueilli et attendu dès son entrée.

Pour cela, avec douceur nous lui présentons les différentes animations ainsi que la vie dans la maison.

Avec patience, écoute, disponibilité et chaleur humaine, nous permettons au résident de se sentir accepté, respecté "tel qu'il est" et rassuré par rapport à son nouveau cadre de vie.

Par la diversité de nos activités, qui sont exclusivement centrées sur le relationnel, la convivialité, le confort et le bien-être ainsi que la prise en charge kiné et logo (si elles s'avèrent nécessaire) nous espérons contribuer à l’épanouissement personnel de chaque résident.

Comprendre l’histoire de vie de chaque pensionnaire nous permet de nous conformer au mieux à ses valeurs, ses centres d'intérêt, afin de lui proposer des activités en fonction de ses intérêts, ses possibilités et de ses motivations pour qu'il puisse garder confiance en lui et rester le plus possible autonome. Nous prenons aussi en compte les propositions des résidents.

Le choix du pensionnaire reste primordial afin de garantir sa liberté, son indépendance et son intégrité.

Les activités seront donc  adaptées au rythme du résident en tenant compte de ses difficultés afin qu'il ne soit pas mis en situation d'échec et ainsi pouvoir garantir son estime de soi et sa valorisation.

Par notre soutien et notre présence, nous voulons positiver, encourager les résidents, leur donner envie d'avoir envie! Nous accompagnons le pensionnaire dans la construction de son désir de vie. Nous l'aidons à construire son projet pour qu'il puisse évoluer le mieux possible en fonction de ce qu'il est, qu'il soit conscient de ses capacités, qu'il soit bien dans sa tête et qu'il ai envie de se projeter dans l’avenir.

Notre équipe se veut cohérente, ouverte à toute proposition et tournée vers l'extérieur. Nous accordons une grande importance au maintien des contacts familiaux et encourageons les familles à participer à certaines de nos animations.

Nous voulons créer une ambiance familiale, détendue et sécurisante où chacun peut s'épanouir tout en respectant l'autre.

Grâce à notre professionnalisme et à nos valeurs telles que l'empathie, le non-jugement, le respect et la discrétion, nous espérons être les garants d'une ambiance sereine et être à même de gérer la plupart des conflits sans stigmatiser, ni culpabiliser.

Referente D

 

Une attention sera accordée au résident confus ou souffrant de démence. Celui-ci a besoin d’un encadrement adapté et d’un accompagnent spécifique.

Les espaces privés et communautaires sont réfléchis pour favoriser leur intégration en leur donnant la possibilité d’évoluer le plus librement possible dans un espace sécurisé malgré leurs déficits spatio-temporels.

Des animations adaptées leur sont également proposées. Tout cela ayant pour but de maintenir leurs aptitudes, leur communication verbale et non verbale, leur sécurité et de contribuer à leur bien-être global.

Un membre du personnel est nommé comme personne de référence pour la démence. Cette personne a une formation spécifique et a pour mission d’épauler tant les personnes souffrant de démence, leur famille et leurs proches ainsi que la direction et l’ensemble du personnel de l’institution dans leur mission de soins et d’accompagnement.

Entretien

 

Les lieux de vie communs

 

Nous voulons que toute personne entrant dans nos maisons y trouve un cadre propre et agréable à vivre.

 

La chambre

 

Est le lieu de vie personnel du pensionnaire, lorsque nous frappons à sa porte (nous le respectons) et entrons (avec le sourire), nous sommes chez lui ! Nous veillons donc à entretenir cet  endroit pour qu’il soit toujours propre, fonctionnel et plaisant. Nous aidons le pensionnaire à aménager avec ses meubles pour que ce lieu devienne son « cocon ».

 

Durant tout ce temps passé avec lui, nous sommes également un œil et une oreille attentive afin de travailler avec l’ensemble des équipes à la réalisation du projet de vie adapté à chaque personne vivant au sein de nos maisons.

 

Cuisine

 

Chaque jour, nous œuvrons en sous-sol au bien-être de chaque pensionnaire en leur confectionnant des repas variés et adaptés.

Durant les repas, nous cherchons à créer une ambiance calme et conviviale afin que chaque pensionnaire accompagné ou non de leur famille puisse profiter au mieux de ce moment de vie commune.

Nous apportons à l’équipe de soins toutes nos observations sur les besoins alimentaires de chaque pensionnaire et cherchons à adapter nos repas en fonction des goûts et besoins de chacun.

 Nous veillons également à travailler en équipe pluridisciplinaire afin d’offrir à l’ensemble des résidents des mets en adéquation avec les activités proposées.