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Résultats de l'enquête sur la perception des Gembloutois de la végétation spontanée

 En route vers le « zéro pesticides », Gembloux prend les devants


Vous le savez sans doute déjà, une nouvelle législation entrera en vigueur à partir du 1 juin 2014.

Celle-ci vise à, progressivement, réduire l’utilisation des pesticides sur l’espace public jusqu’à leur interdiction à l’horizon 2019.

Pourquoi une telle mesure ?

Au cours du 20ième siècle, l’homme, utilisant ses connaissances en chimie organique a fait progresser la lutte contre les ravageurs et les maladies au profit de l’agriculture et de la salubrité publique. L’utilisation s’est progressivement élargie à ce qu’on pourrait appeler « l’esthétiquement propre ». Mais assez rapidement, ces produits chimiques ont montrés des risques pour l’applicateur et pour l’environnement.

En1984, l'emploi d'herbicides était déjà interdit en Wallonie sur le domaine public, excepté sur les espaces pavés, ou recouverts de gravier, les allées de cimetières et les espaces situés à moins d'un mètre d'une voie de chemin de fer.

Aujourd'hui, la législation s'est encore durcie, avec le nouvel Arrêté du Gouvernement wallon du 11 juillet 2013, fixant le cadre du Programme Wallon de Réduction des Pesticides (PWRP) car l’usage et l’exposition aux pesticides ou à leurs résidus, présentent des risques tant pour l’environnement que pour la santé de la population (plus d’infos : http://www.sante-environnement.be/ )

Atteindre le zéro pesticide dans les communes, c’est possible, comme le montrent les exemples d'Eupen et de nombreuses communes françaises et luxembourgeoises.

Gembloux, comme ces autres communes, n’a pas attendu l’arrivée de cette nouvelle législation. En effet, depuis 3 ans, la ville est en gestion différenciée. Ce mode de gestion implique notamment l’utilisation de méthodes alternatives pour la gestion des espaces verts et des espaces publics.

Partenaires particuliers

Si les Communes et les agriculteurs sont souvent pointés du doigt en termes de pollution aux pesticides,  les particuliers ne sont pas en reste.

Les chiffres sont, en effet, éloquents : l’apport moyen en substances actives (calculé par unité de surface),  est de 2,61 kg/ha de superficie agricole utilisée, contre environ 10 kg/ha en moyenne pour le traitement des domaines privés (jardins, parc…). (Source et plus d’infos : http://www.invisible.be/dgarne/DGARNE-Enquete-Pesticides-A4FR-web.pdf)

En Wallonie, 21 % des usages de produits phytopharmaceutiques sont bel et bien consacrés aux domaines privés dont font partie les jardiniers amateurs. Toute fois, entre 2005 et 2010, les jardiniers privés ont fait des efforts : -28,7 % dans la brouette en achats de produits chimiques. Une réduction qui soulage lentement les sols et nappes phréatiques.

Aujourd’hui, 61% des Gembloutois souhaitent un abandon de l’utilisation des pesticides et 77% sont prêts à accepter que leur commune prenne un aspect plus naturel à certains endroits. Des chiffres encourageants qui permettront d’élaborer une nouvelle stratégie de gestion des espaces communaux.
Voici l'enquête qui a été réalisée sur Gembloux dont les objectifs étaient de:

- Dresser un bilan de l'opinion publique sur la végétation spontanée (ou "mauvaises herbes") à Gembloux.
- Mieux comprendre comment les citoyens gembloutois perçoivent la végétation spontanée dans les espaces communaux.
- Estimer leur limite de tolérance à la végétation spontanée.
- Déterminer si le citoyen est prêt à accepter plus de végétation spontanée dans le cadre d'une démarche environnementale.
- Sensibiliser les citoyens aux enjeux liés au désherbage et à la gestion des espaces communaux.



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Les réponses obtenues à cette question montrent que les personnes interrogées acceptent plus facilement la présence de végétation spontanée si celle-ci est uniforme et courte.



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41% des citoyens disent prêter attention à la végétation spontanée mais ce chiffre est a nuancer car une partie des personnes interrogées y prêtent attention par intérêt. Donc le fait que les "mauvaises herbes" soient remarquées n'implique pas forcément qu'elles dérangent.
A noter également que les "mauvaises herbes" sont plus facilement acceptées à la campagne qu'en ville car cela semble plus naturel.

A la question qu'est ce qui vous dérange? La réponse la plus fréquente est: rien c'est naturel (37%). Ce qui dérange le plus souvent dans la végétation spontanée est l'impression de négligence, d'abandon ou de manque d'entretien.

Dans le centre ville, beaucoup ont souligné être plus dérangés par le manque de propreté et les incivilités que par les "mauvaises herbes".


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Les personnes ayant répondus "je ne sais pas" ne se sentaient pas suffisamment informées sur le sujet pour pouvoir répondre à la question.

Toutefois, une grande majorité est consciente du danger des pesticides, autant pour la santé que pour l'environnement.


 



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Parmi les personnes interrogées, 61% souhaitent un abandon complet des pesticides dans les espaces communaux.
Parmi les 31% des personnes ayant répondu une réduction, on a pu constater que c'est par manque d'information sur l'efficacité des alternatives existantes. Ces personnes sont sceptiques ou souhaitent un abandon progressif.

77% de la population est prête à accepter que certains endroits communaux prennent un aspect plus naturel à condition que cela reste entretenu. Certains ont souligné l'envie d'avoir un centre ville plus fleuri.




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En ce qui concerne le modèle de cimetière, c'est la prairie fleurie qui remporte la palme d'or (42%). Suivie de près par le cimetière engazonné (32%) et le cimetière "parc" (22%).
Les personnes interrogées souhaitent des cimetières plus "gais", "colorés", "vivants" où la biodiversité pourra se développer.

Les résultats de cette enquête vont permettre d'élaborer une stratégie de gestion des espaces communaux en fonction des réponses des citoyens et de la configuration des lieux. Ce travail important s'effectuera progressivement et sans doute sur plusieurs années.

Une stratégie de communication vers le citoyen sera également réfléchie pour sensibiliser ces derniers aux enjeux liés à cette nouvelle législation.

 

Pour toutes questions, contactez le service environnement:


Pascaline Leruth
081/626 340

pascaline.leruth@gembloux.be








 


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