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Bossière

Nombre d'habitants

1071

Superficie

917 ha

Origine du nom

L’étymologie du nom du village demeure très incertaine. Elle pourrait indiquer un endroit abondant en broussailles ou en buissons.

Habitants

Bossiérois(e)(s)

Situation géographique

Bossière occupe un espace de bas-plateaux comportant de nombreuses et sensibles variations d’altitude. Le point le plus bas se trouve à 120 mètres à la sortie de l’Orneau en direction de Mazy ; le plus élevé, à l’extrémité orientale du village, atteint 186 mètres.
L’Orneau coule à l’ouest de la localité et y reçoit plusieurs affluents : l’Arton, le ruisseau de Corroy et le Rombus.
A l’est du village, le hameau de Golzinnes est arrosé par l’Ourchet qui prend plus loin le nom de Ripjoux avant de se joindre à l’Orneau au nord de Mazy.
Accès : par les nationales 4 Bruxelles-Namur et 93 Namur-Nivelles
Par la ligne TEC 144 a Gembloux- Jemeppe-sur-Sambre

Historique

Sous l’Ancien Régime, le territoire actuel de Bossière se partageait entre trois seigneuries hautaines distinctes : Bossière, Golzinnes et Vichenet.

Bossière et Golzinnes restèrent très longtemps dans le domaine direct du comte de Namur qui possédait à Golzinnes une forteresse constituant la limite occidentale de ses possessions et commandant la trouée de Ferooz par laquelle passait, au moyen-âge, la seule route menant à travers une région complètement boisée de Namur à Gembloux.
Une légende attribue une origine carolingienne à cette forteresse. Il semble cependant que ce château a été, sinon construit, du moins agrandi et fortifié par Godefroid I, comte de Namur, durant la première moitié du XIIe siècle.
La forteresse fut détruite et sa garnison massacrée en 1430 lors de la guerre qui opposa le duc de Bourgogne, devenu entre autres comte de Namur, Philippe le Bon, à la principauté de Liège. Le château ne fut jamais reconstruit par la suite car, en raison de l’unification bourguignonne, il perdit sa qualité de site frontalier entre deux principautés rivales et donc sa destination militaire.
A la fin du XVIe s, lors des guerres de religion, le curé de Bossière, Michel de Renichon, manifesta l’intention d’assassiner Maurice de Nassau, fils de Guillaume d’Orange et stathouder des Pays-Bas septentrionaux. Il fut démasqué à Breda avant d’avoir pu accomplir son dessein, condamné à mort et décapité.

En 1628, le Général Jean t’Serclaes, comte de Tilly reçut en engagère (c’est-à-dire avec faculté de rachat) du roi d’Espagne, Philippe IV, de nombreuses seigneuries hautaines pour le récompenser de ses qualités militaires lors de la Guerre de Trente Ans. Bossière et Golzinnes figuraient parmi ces seigneuries.
Les guerres menées dans nos contrées contre l’Espagne par Louis XIV, durant la seconde moitié du XVIIe siècle, causèrent de nombreux dégâts. En 1675, les Français occupèrent Bossière et y provoquèrent de nombreuses dévastations.

Au cours du XVIIIe siècle, la seigneurie hautaine de Bossière fut relevée à plusieurs reprises. Aux Tilly succédèrent les Dongelberg, de Spontin, de Lannoy, Baelmans, de Romrée. Il semble qu’après la mort en 1783 de Jacques–Emmanuel–Albert de Romrée, la seigneurie hautaine de Bossière soit encore passée à d’autres lignages.

Quant à la seigneurie hautaine de Golzinnes, elle passa, après les Tilly aux mains des Chaveau, des la Ruelle, les Zualart et enfin les Desmanet de Biesmes. Charles-Alexis Desmanet de Biesme fut le dernier seigneur hautain de Golzinnes.

La seigneurie hautaine de Vichenet appartint à diverses maisons : les Vissegny, les Bossimé, les Brant, les Somogy, puis vers 1657 les Romrée.

La fondation de la paroisse de Bossière remonte à un passé fort lointain et impossible à préciser. De plus, elle était, sous l’Ancien Régime, très étendue.

A la suite de l’annexion des Pays-Bas Autrichiens à la France en 1795, ces diverses seigneuries furent supprimées et Bossière devint une commune du canton de Gembloux dans le département de Sambre-et-Meuse. Golzinnes et Vichenet devinrent des hameaux de Bossière.

Après la défaite de Waterloo, le 18 juin 1815, des blessés français furent amenés à Bossière au lieu-dit Au Camp. Certains moururent et y furent enterrés.
Le village perdit sa qualité de commune indépendante lors de son intégration à Gembloux le 2 janvier 1977.

A voir 

Entourée du cimetière, l’église de Bossière constitue un édifice des XIIe ( la tour), XVIIe s. et XIXe s. Le portail en plein cintre de la tour romane ne date que du XVIIIe siècle.
Cette église est considérée comme l’une des plus anciennes du diocèse de Namur.

Dans la vallée de l’Orneau, à l’extrémité orientale du village, la ferme d’Alvaux forme un ensemble semi-clôturé constitué au début du XIXe s à partir d’un moulin cité au début du XVIIe siècle.

La ferme du Coqueron située entre Bossière et Golzinnes est clôturée et date essentiellement du milieu du XVIIIe s.

Il subsiste quelques vestiges ( tracé de fossés, une tour et une partie du mur d’enceinte) de l’ancienne forteresse de Golzinnes détruite en 1430. Le site est actuellement occupé en partie par un petit château néo-classique enduit qui fut bâti en 1804, une ferme du XVIIIe s et une ancienne chapelle du XVIIe siècle aménagée en 1962 en habitation.
Le château de Vichenet a été reconstruit en style néo-gothique dans la seconde moitié du XIXe siècle. La ferme de Vichenet, ancienne propriété du prieuré d’Oignies, regroupe des bâtiments des XVIIe et XIXe siècles.

Le petit patrimoine des Grands-Ha

Bossière