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Corroy-le-Château

Nombre d'habitants 

1294

Superficie

894 ha

Origine du nom

1127 : Colroith, du latin coryletum (bois de coudriers ou de noisetiers)

Habitants

Les Faisans

Situation géographique

Localité essentiellement rurale et résidentielle, à l’extrémité du plateau limoneux de Hesbaye, au relief légèrement vallonné.
N 29, lignes de bus 147A Gembloux-Tamines, 247A Gembloux-Sombreffe, 347A Gembloux-Tongrinne/0noz

Historique

Situé au sud de la route Bavay-Cologne, Corroy contient quelques traces d’une activité à l’époque gallo-romaine.

Au 19e siècle un Néron d’or fut trouvé dans les douves du château. Des fouilles en 1976-77 dans la cour du même bâtiment ont révélé des tuiles d’origine romaine. Il existe toujours à Corroy un hameau dénommé le «Villez» qui indique sans doute l’emplacement d’une ancienne villa datant de cette époque. L’agglomération était peu importante et son église relevait de l’abbaye de Floreffe. On sait que saint Norbert y prêcha en 1119 et y fit un miracle.
Corroy cependant doit tout à son château et à la longue lignée de princes riches et puissants qui y demeura depuis Baudouin, sire d’Orbais, cité en 1095. Citons, par héritages successifs, les seigneurs d’Orbais (tiges également des premiers seigneurs de Sombreffe. En 1145, Godefroid de Sombreffe fit don de ses biens de Corroy à l’hôpital de Jérusalem) ; les Brabant, seigneurs de Perwez ; les comtes de Vianden ; les comtes de Sponheim ; les comtes Palatins du Rhin (Bavière) ; les comtes de Nassau-Dillenburg devenus princes d’Orange ; les comtes de Nassau-Corroy et les marquis de Trazegnies.

L’actuelle forteresse, cas unique de résidence princière médiévale et de grand château de plaine en Belgique, date des années 1270-1280 et fut commencée par Philippe de Vianden, petit-fils de l’empereur latin de Constantinople, Pierre de Courtenay. Sa construction transforma cette petite communauté rurale en seigneurie. Les lieux furent pillés et incendiés en 1542 par les Gueldrois de Martin van Rossum qui y massacrèrent tous les habitants du village.

Au Moyen Age, on mentionne à Corroy un hôtel-Dieu (hôpital), une maison de justice et un établissement de banquiers lombards. Le seigneur avait le droit de battre monnaie. En 1675 (Guerre de Hollande), puis en 1690, en 1692 et encore en 1697, le village, le château et l’église furent entièrement ravagés au cours de la guerre dite «de la Ligue d’Augsbourg» entre Louis XIV et Guillaume III de Nassau, roi d’Angleterre, lequel logea au château le 2 juillet 1695. Deux petites industries s’installèrent dans le village au 19e siècle.

En 1830, on signale six métiers à tisser la toile et un moulin à vent. De 1841 à 1864, au lieu-dit «Baraque Tricot», c’est-à-dire au pied de la falaise silurienne de Chênemont, une usine à fabriquer de la poudre à canon se développa, jusqu’à exporter sa production dans l’Empire Ottoman. Elle déclina à la suite d’une explosion en 1860. Après une chute de sa démographie à la fin du 19e siècle, le village, autrefois agricole, est reparti sur la voie d’un peuplement essentiellement composé de navetteurs.

À Voir

Le Château de Corroy

L’église Saint-Lambert

Rue de la Maison d’Orbais, intégrée à des bâtiments plus modernes, une jolie maison du 18e siècle, avec un double corps de deux niveaux sur caves, rythmé par cinq travées de fenêtres bombées à clé, reliées par des cordons à hauteur des seuils. Ce fut probablement une résidence de chasse du comte de Corroy à cette époque, durant les travaux de rénovation du château.

La ferme du Marais, rue des Marronniers, est un très bel ensemble chaulé, principalement du 17e s., jadis bordé par l’étang qui alimentait les douves du château. C’est un quadrilatère compact en briques avec cinq portes en pierre bleue et en plein cintre sur piédroits chaînés. Le corps de logis est de la deuxième moitié du 17e siècle et les fondations de la vaste grange remontent à 1600. La ferme du château fut anciennement la brasserie seigneuriale.
Bel ensemble de pierre et de brique de la seconde moitié du 17e siècle. Entre les deux fermes, la digue médiévale en pierres servait à barrer le ruisseau de Corroy pour former le premier des étangs qui protégeaient le château. Dans le hameau de Chênemont, défigurée par des constructions modernes, la ferme du même nom (17e et 18e siècles) domine la campagne environnante. Son corps de logis date de 1618. Au-dessus de l’entrée de la cour intérieure, pierre aux armes de René de Nassau-Corroy, seigneur de Chênemont, et de son épouse Catherine de Namur d’Elzée (fin 16e siècle).

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Corroy-le-Château