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Grand-Leez

Nombre d'habitants 

2359

Superficie

1289 ha

Origine du nom

En 805, Les, du latin lecem (rencontré au 10e s) ou en celte : lach = mare ou latin lacus = lac

Habitants

Grand-Leeziens ou Leeziens

Situation géographique

Localité dans un paysage typique de Hesbaye, terrain peu accidenté et mollement ondulé à la séparation des deux bassins de la Meuse et de l'Escaut (voie romaine Bavai-Tongres), altitude de 159 à 175 m
E 411, sortie 11, N 29, lignes de bus 32 Namur-Gembloux

Historique

Grand-Leez s’est formé à partir de deux seigneuries hautaines, relevant toutes deux du duché de Brabant : Grand-Leez et Petit-Leez. La distinction entre les deux villages ne remonte qu’au 12e siècle, car, à l’origine, la dénomination commune était Lach (marais) ; des étendues marécageuses avaient succédé à un grand lac qui s’étendait des confins de Gembloux à Aische-en-Refail.

L’ancien château féodal de Grand-Leez (démoli vers 1840) était construit sur pilotis au milieu d’un étang. A l’époque romaine, la localité était reliée par un diverticulum à la chaussée romaine Bavai-Cologne : une importante colonie s’y établit ainsi qu’en témoignent de nombreux vestiges (tumuli, poteries, monnaies, etc.) les plus anciens de la région. On trouve la première mention de Leez dans un acte de 805, daté de « la villa de Leez », où le seigneur nommé Nebelong cède ses biens à l’abbaye de Saint-Denis, près de Paris. Après avoir appartenu à cette abbaye, puis à celle de Lobbes (868-869), et à nouveau à l’abbaye parisienne (980), le domaine tomba aux mains de seigneurs laïcs. Grand-Leez et Petit-Leez devinrent seigneuries hautaines du duché de Brabant.

A la tête de Grand-Leez, on trouve d’abord les "de Leez" (11e-12e s.), de Grand-Leez, puis au 14e s., les "Diepenbeek" et les "Sombreffe" (vers 1400), ensuite, après de nombreux propriétaires, les "de la Marck" à la fin du 16e s. qui vendent la seigneurie en 1614 à J. d’Argenteau, seigneur de Velaine-sur-Sambre. Suite au mariage de M. d’Argenteau avec J.H. de Corswarem, la seigneurie de Grand-Leez échoit à la famille de Looz-Corswarem en 1677.

La seigneurie hautaine de Petit-Leez appartenait au début du 12e s. à Henri de Petit-Leez, au 14e s. à Arnould de Tillich (1311), au 16e s. aux de Berlo. En 1618, J. d’Argenteau passa un accord avec les Prémontrés pour délimiter leurs droits respectifs : le domaine foncier des religieux englobait une ferme, quelques maisons, des terres et des bois ; le seigneur hautain se réservait les amendes de justice et les droits d’usage de la forêt. Il en allait de même à Petit-Leez où, dès 1311, Arnould de Tillich avait déterminé les droits respectifs des religieux de Floreffe et les siens. La paroisse de Grand-Leez est fort ancienne ; au début du 12e s. la perception des dîmes et la collation de la cure appartenaient au seigneur laïc ; en 1153, elles échurent au prieuré de Wavre et en 1175 à l’abbaye de Floreffe. Les Prémontrés de Floreffe desservirent la paroisse de Grand-Leez pendant tout l’Ancien Régime.
La chapelle de Petit-Leez en dépendait, ainsi que le hameau de Petit-Manil. Le village fut à plusieurs reprises pillé, ravagé et incendié par les passages et séjours des différentes troupes d'occupation des guerres successives de religion, les campagnes de Louis XIV, les hostilités déclenchées à propos de la Succession d'Autriche, les bandes au service des Etats généraux des Pays-Bas ou de Guillaume d'Orange. L'occupation française, dès 1794, pesa sur la population par ses impôts et par la conscription : une vingtaine de jeunes y perdit la vie.

En 1814, les Russes et les Saxons en cantonnement à Grand-Leez réquisitionnèrent hommes et attelages pour transporter les invalides et le matériel dans le pays de Liège. La commune reprenait la propriété du bois aux Grimberghe et accordait à chaque ménage une coupe de bois.

Vers 1850, la plupart des maisons étaient encore construites en bois et en torchis, avec couverture de chaume. Mal aérées, encombrées et entourées de détritus, elles donnaient sur des chemins pas encore pavés, avec des égouts à ciel ouvert. Les incendies et les épidémies se multipliaient.

Entre 1850 et 1860, environ 150 habitants de Grand-Leez émigrèrent aux États-Unis et s'installèrent près de la ville de Green-Bay dans le Wisconsin. Ils y fondèrent un village qui fut initialement baptisé Grandlez et s'appelle maintenant Lincoln (comté de Kewaunee).

Les guerres de 14 et de 40 apportèrent leur lot de malheur dans la population et nombreux furent les morts, fusillés, déportés, prisonniers. La grippe espagnole de 1918 causa 52 décès.

La localité fut toujours essentiellement agricole, ainsi qu’en témoignent de grandes fermes anciennes. Le village s'est progressivement transformé en village-dortoir pour les néo-Grand-leeziens, employés dans les grandes villes proches.

A Voir
 

L'église paroissiale de Saint-Amand.

La maison communale

le château-ferme de Petit-Leez

Le Moulin Defrenne
 

La chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, ou Nivaille, près du cimetière, date de 1753. De caractère brabançon, avec porte Louis XIV surmontée d'un cintre bombé, intérieur vouté d'ogives. Elle a été récemment rénovée.
La ferme de la Converterie fut initialement bâtie par l'abbaye de Floreffe (pour les frères convers); sa cour carrée est entourée de constructions du 18e, le corps de logis fut modifié en 1857.
La ferme de Légillon, ou Nivaille, est un ensemble clôturé en briques et pierres chaulées de type brabançon traditionnel, du 17e siècle. La ferme de l'Espinette (1850) a appartenu à l'origine aux Lardinois puis aux Gomand. La ferme de Repeumont remonte au début du 18e.
Le bois de Grand-Leez, ainsi que le bois de Buis voisin, constitue un des rares reliques importantes de la grande forêt qui, autrefois, couvrait la majeure partie de nos régions. Cette forêt a subi des défrichements et essartages, depuis la Préhistoire jusqu'au début du 20e siècle, où le bois acquiert sa superficie actuelle de quelques 110 hectares.
Le bois a été maintenu sous végétation forestière, surtout à cause de la forte humidité du sol qui le rend peu apte à l'utilisation agricole. Il relève de la chênaie atlantique mélangée à jacinthe des bois. Plusieurs dizaines d'espèces végétales, réparties en plusieurs groupes écologiques suivant l'humidité et la fertilité du sol, constituent la strate herbacée. Tout comme pour les plantes, les animaux de la forêt : mammifères, oiseaux et insectes, se répartissent en zones distinctes. Les oiseaux et insectes sont tellement variés et nombreux qu'un circuit de promenade touristique et écologique intéressant et balisé y a été ouvert au public.

L'étang de Grand-Leez

Début des années 70 et suite à l'extraction de sable pour la construction de l'autoroute E 411, le site s'est transformé en étang grâce à la présence de nombreuses sources. La commune y a créé un étang de pêche et maintenu un cadre bien agréable et fort couru.

www.grand-leez.be

Grand-Leez