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Mares du Centre Sportif de l'Orneau (mares BiodiBaP)

 
Situées le long de l'Orneau, entre la route Nationale 4 et le Centre Sportif de l'Orneau (CSO), ces mares constituent un havre de paix pour la nature des milieux humides, juste aux portes de la Ville.

 

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Historique

Leur origine est curieusement liée à la construction du centre sportif. Il était en effet envisagé que le batiment prenne ses quartiers au bord de la nationale. Mais les premières études de sol réalisées en 2007 ont conclut que le terrain était beaucoup trop argileux et humide pour y accueillir un batiment de cette ampleur. Ce dernier a donc été écarté de la nationale d'une centaine de mètres, laissant ce fond de vallon humide inutilisé.

La Ville de Gembloux souhaitait valoriser ce coin de nature situé aux abords immédiats d’un ensemble d’équipements dédiés au sport et au communautaire, tout en conservant son caractère naturel en berge de l'Orneau. A ce titre, le site a été classé en « Zone de Développement » par l’étude du réseau écologique réalisée en 2009 par l’Unité d’écologie d’Agro-Bio Tech. Ceci signifie que la protection de la nature doit s'équilibrer avec le développement des activités humaines.

En parallèle, Natagora, qui est gestionnaire de la réserve naturelle de l’Escaille située directement de l’autre côté de la nationale, avait formulé le souhait de pouvoir compléter le grand plan d’eau de sa réserve (ancien décanteur de sucrerie) par un ensemble de petites mares mieux adaptées aux batraciens.

De la rencontre des deux intérêts est née l’idée de creuser un réseau de mares à cet endroit. L’obstacle à la construction du bâtiment sportif devenait ainsi une opportunité, presque une invitation à l’aménagement d’un projet naturel à ses côtés. Il restait toutefois à trouver un financement...

Alors que le Centre Sportif de l'Orneau venait d’être inauguré en mars 2013, un appel à projets subsidiés constitue l'élément déclencheur : le SPW, Département du Développement Durable, lance un appel à projets "BiodiBaP" pour développer la BIODIversité aux abords des BAtiments Publics. La Ville, en concertation avec Natagora et Agro-Bio Tech qui lui cède le terrain par emphytéose, introduit, début 2014, une fiche-projet portant sur le creusement de quatre mares et l’aménagement succinct de leurs abords. Elle obtient, pour ce faire, un subside régional de 10.000 euros.

S'en suivent différentes formalités administratives : introduction d'une demande de permis d'urbanisme, rédaction d'un cahier des charges, mise en place d'un marché de travaux, adjudication, ... qui occupent l'année 2015.

Tous les feux sont au vert pour permettre le creusement en février 2016.

 

Site avant creusement
Juillet 2015 - le site avant le creusement des mares.

 

Creusement des mares
Février 2016 - creusement des mares.

 

Mares remplies naturellement en 10 jours
Les mares se remplissent naturellement en à peine 10 jours.

 

Le chemin de l'eau

Les mares sont alimentées par différentes sources qui suintent au pied du talus descendant du parking, au niveau de la rupture de pente avec le lit majeur de l'Orneau. Un fossé les collecte pour les conduire près de l'extrémité haute du tunnel de saule. A cet endroit, les eaux s'engouffraient dans un pertuis en briques souterrain pour rejoindre l'Orneau. Cet ouvrage date vraisemblablement de l'ancienne sucrerie Gembloutoise et servait sans doute à drainer le terrain. Dans le cadre du projet actuel, un dispositif a été construit juste à l'entrée de ce vieux pertuis en briques, pour régler les niveaux d'eau. On peut ainsi dirigier toutes les eaux de source vers les mares ou les détourner, en partie ou en tout, vers l'Orneau (vidange des mares).

Le chemin de l'eau est ensuite fort simple : l'eau passe de mare en mare selon une alimentation en cascade, avant de rejoindre l'Orneau à la sortie de la mare au ponton en bois.

Un second axe d'alimentation existe en période humide, au pied du talus de la route nationale. Il permet de remplir une quatrième mare et la partie haute de la mare au ponton en bois simplement par le ruissellement de surface. Cet axe n'est pas anodin. Il a été pensé et installé dans l'hypothèse de pouvoir un jour contribuer à traiter les eaux pluviales de la nationale. Actuellement, les eaux pluviales de la voirie régionale sont canalisées, via un collecteur enterré au pied du talus, en ligne droite vers l'Orneau. Ces deux mares pourraient servir à l'avenir de décanteur primaire et lagunage pour traiter une partie des eaux de pluie.

Plan des mares

Partenariats et gestion

Depuis le creusement des mares en février 2016, le site a bénéficié de nombreuses interventions grace à de nombreux partenaires. Les chantiers de gestion permettent de réunir les bénévoles de Natagora et les bénévoles du PCDN autour d'objectifs communs : maintenir l'ouverture du milieu, son caractère humide, la diversité des plantes. Ainsi, les repousses de ligneux (notamment saules) sont systématiquement arrachées, des travaux permettent de canaliser un maximum d'eau vers les mares, un tunnel de saules vivants est faconné, la végétation de berge est fauchée une à deux fois l'an, un sentier didactique est aménagé, ...

Les chantiers s'ouvrent parfois à des étudiants de Gembloux (Institut Technique Horticole, Agro Bio-Tech, ISIa Gembloux) et permettent d'allier l'utile à l'apprentissage. Parfois, ce sont même des mises au vert d'entreprises qui profitent au site (GSK).

A certains endroits, les berges sont recouvertes d'écailles de schistes. Il s'agit d'un aménagement visant à renforcer le caractère aride de certaines berges exposées au sud. De la sorte, le site propose une plus grande diversité d'habitats pouvant accueillir encore plus d'espèces végétales et animales (certaines préfèreront l'ombre et l'humidité des berges tournées vers le nord, d'autres s'installeront entre le schiste réchauffé par le soleil...).

Chantier de gestion participatif
Chantier de gestion participatif GSK - ITH

 

Sentier didactique au fil de l'eau

L'objectif premier du site est bien le renforcement de l'accueil de la biodiversité. Mais, à deux lancés de javelot du hall sportif, il représente un formidable potentiel didactique que la Ville a souhaité développer. De nombreux stages s'organisent au centre sportif et plusieurs structures d'animation souhaitaient développer le combiné "Sport Nature". Un sentier est donc tracé autour des mares, de la plus simple manière, débrousaillé dans la végétation en place. Il permet d'emmener les visiteurs de mare en mare, parfois au bord de l'eau, parfois entre les roseaux. Un point de vue en hauteur permet d'embrasser le site d'un seul regard, tandis qu'un détour par les berges de l'Orneau permet de visualiser l'exutoire de toutes les eaux.

A la fin de l'été 2018, profitant de l'assèchement spectaculaire des mares suite à la canicule, les bénévoles du PCDN construisent un ponton didactique. Celui-ci permet aux enfants des écoles et des stages d'approcher et d'observer au plus près la vie aquatique. Il s'agit d'un bel exemple de mobilisation citoyenne car, si les matériaux sont achetés par la Ville, la mise en oeuvre est entièrement confiée au bénévolat, avec la coordination du Conseiller en Environnement.

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Ponton didactique construit sur la mare asséchée par la canicule.

 

Pour la suite, des panneaux didactiques devraient pousser çà et là. Certains parleront plus généralement du site, à l'instar de cette page web, d'autres cibleront les petites bêtes des mares ou les plantes de berge.

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Accès public raisonné

Le site est en accès public. Il est toutefois indispensable de ne pas s'écarter des chemins et de respecter la nature qui s'y épanouit d'une manière générale. Pas de bruit, pas de vélos ni d'engins à moteurs, pas d'animaux domestiques, pas de cueillette ou introduction d'animaux. On veillera notamment à ne pas fréquenter le site pendant la période de reproduction des batraciens (aux alentours de mars, lors du retour des beaux jours). Le sentier étant simplement enherbé, le simple fait de l'emprunter provoque des piétinements de batraciens aussi involontaires que regrettables.

Le site peut par ailleurs être dangereux (trous, fonds vaseux, hauteur d'eau de plus d'1,5m, accès direct à l'Orneau, pont sans balustrade). Les visiteurs sont invités à rester prudents et les enfants doivent systématiquement être accompagnés par un adulte.

Les visites guidées ou relevés écologiques peuvent s'y organiser moyennant accord préalable de la Ville.

Plus d'informations auprès du Conseiller en Environnement de la Ville.

Mares du Centre Sportif de l'Orneau (mares BiodiBaP)